ChatGPT n’écrit pas mal. Le problème, c’est rarement l’outil. C’est la façon dont on s’en sert. Et dans presque tous les cas que je vois, ça se résume à trois erreurs.

Depuis un an, je lis du contenu généré par IA partout. Sur LinkedIn, dans les infolettres, sur les pages d’accueil de PME. La plupart du temps, je le repère en deux secondes. Pas parce que c’est mauvais, mais parce que c’est lisse. Trop lisse. Aucune aspérité, aucune opinion, aucune voix.

La bonne nouvelle : ça se corrige. Voici les trois réflexes à changer.

Erreur 1 : tu lui demandes d’écrire à ta place

« Écris-moi un post LinkedIn sur l’importance du marketing de contenu. » Si c’est ça ton prompt, tu vas recevoir exactement ce que tout le monde reçoit : une soupe tiède de généralités.

L’IA n’a pas vécu ta journée. Elle ne connaît pas ton client qui t’a appelée en panique hier, ni la fois où ta campagne a planté. C’est toi qui as la matière première. Ton job, ce n’est pas de demander à l’IA d’inventer du contenu, c’est de lui donner tes idées et de la laisser t’aider à les structurer.

Essaie plutôt : « Voici une histoire vraie qui m’est arrivée cette semaine. Aide-moi à en faire un post qui se termine sur cette leçon. »

Erreur 2 : tu acceptes la première version

La première réponse de ChatGPT, c’est un brouillon. Jamais un produit fini. Pourtant, c’est souvent celle qui se ramasse copiée-collée en ligne.

Les bons textes IA sont le résultat de cinq, six allers-retours. Tu coupes les phrases creuses. Tu remplaces « dans le monde d’aujourd’hui » par quelque chose qui veut dire de quoi. Tu ajoutes un exemple concret. Tu lis à voix haute, et chaque fois que tu accroches, tu réécris.

Si tu ne retravailles pas le texte, tu n’écris pas avec l’IA. Tu publies son brouillon.

Erreur 3 : tu oublies que tu as une voix

Tu parles d’une certaine façon. Tu as des expressions, un rythme, des affaires qui te font sortir de tes gonds. C’est ça, ta marque. Et c’est exactement ce que l’IA gomme si tu la laisses faire.

Donne-lui des exemples de tes propres textes. Dis-lui : « garde mon ton, direct, un peu baveux, jamais corpo ». Et surtout, repasse à la fin pour remettre tes mots. Le lecteur ne doit pas sentir l’outil. Il doit te sentir, toi.


L’IA, c’est un amplificateur. Si tu n’as rien à dire, elle va le dire plus vite et plus proprement. Mais si tu as une idée, une vraie, elle peut t’aider à la rendre claire, structurée et publiable en une fraction du temps.

Commence par avoir quelque chose à dire. Le reste, c’est de la mécanique.

~ Mélanie

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